Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 23:09

Petit résumé :

Je suis à la 7ème séance de thérapie chez Gérald Brassine.

Après 4 séances les résultats étaient là...Imaginez un peu :

0.Depuis je dors comme un « bébé » au moins 7 H et parfois plus ... sans interruption.

Je ne sens plus l'odeur de mon prédateur...elle remplacée par une autre odeur bien plus agréable.

L'image de mon prédateur est réduite à une image ridicule.

La salle de bain ne me « crispe » plus comme avant...

Et la thérapie continue à travailler par la suite... sans le thérapeute, dans ma tête...

Elle consolide tout, le fait d'avoir arrêté de boire, le fait de prendre un peu plus d'autonomie et finalement se rendre compte que la reconstruction est bien réelle. J'aurais pu m'arrêter là tellement les résultats acquis restaient bien acquis. Mais je voulais encore faire sauter d'autres verrous pour prendre ma revanche sur le sombre que la honte avait déposé en moi... Je prends donc rendez-vous pour 3 nouvelles séances, séances que j'appellerai «  séances du grand bouleversement »

 

La Hulpe, octobre 2008....

Je pousse la porte de Gérald Brassine, avec un pincement au cœur, une petite peur... Comment mon avancée sera-t-elle considérée par mon thérapeute, sera-t-elle suffisante pour avancer et pour faire sauter le sentiment de culpabilité, abandonner le silence qui en découle ? J'use d'un truc à moi, celui de se dire que c'est la première fois que je rencontre Gérald Brassine. Je replante le décor de ma vie, je ne me pose pas comme une victime en consultation, mais plutôt comme un visiteur, j'envahis le terrain par une causerie de tout et de rien en attendant le déclic qui me permettra d'aborder le point que je voudrais aborder. Une heure de mots... et puis avec la confiance qui s'installe (une heure quand même) je retrouve ma place dans le canapé, je retrouve cette atmosphère qui ouvre les portes...  C'est «  Bientôt la fin de la séance » me dit Gérald Brassine comme pour bien me faire comprendre qu'il avait compris ma mise en scène.

Il me reste deux séances programmées... à ne pas gaspiller...

 

On aborde « la culpabilité ».... Mais avant d'expliquer comment ce sujet a été « travaillé » je vous livre les résultats...

0.Je suis sorti de thérapie heureux, tellement heureux que j'en étais léger.

0.Je sais que je suis coupable de «rien»

0.Je sais que la reconstruction est solide

0.Je sais que je ne dois plus avoir peur de tout ce qui tourne autour du «sexe»

0.Je sais que j'ai terriblement souffert mais que ce n'est pas le résultat d'une «punition» mais d'un horrible mensonge.

0.Je sais que je peux aimer «sans crainte» et que j'ai droit d’être aimer...

 

Comment ces résultats sont arrivés...On part de la première fois, là dans la cave, là où il m'a fait mal la première fois. Je me souviens de la descente dans la cave. J'étais là dans le fond de la pièce et je le vois descendre progressivement...

 

Je vois ses pieds, j'entends ses pas, je vois ses pieds de plus en plus et puis progressivement son corps, et sa tête quand il la baisse pour entrer dans la pièce... J'ai une fixation sur ses pieds..

Je suis là et j'ai peur de lui et il s'approche... j'entends sa première phrase celle qu'il va utiliser si souvent pour me plonger dans la souffrance et dans le silence. «  Je dois te punir car tu as fait du mal à tes parents » j'ai 5 ans et il me le dira souvent, si souvent pendant 10 ans...

Je vais devoir accepter ses punitions répétées pour n'avoir pas été gentil avec mes parents....

Gérald Brassine, tente bien de modifier l'environnement de cette pièce, de modifier le personnage, la voix et même les mots... mais le verrou résiste... La souffrance gagne le terrain et rentre en moi, il faut sortir de là pour retrouver un peu de sérénité.

 

Nouvelle approche, on imagine une maman, avec un enfant... (L'enfant c'est moi). Je n'ai jamais eu d'amour de ma mère. Je n'imagine même pas ce que cela peut être... Et Gérald Brassine, me dépose dans les bras de cette maman... Je ressens sa main dans mes cheveux, ses mains qui me tiennent, sa chaleur... Je suis envahi par les émotions... je découvre « réellement » les sensations d'un enfant de 5 ans plus de 40 plus tard. Moi qui pensais que c'était trop tard....

 

Je vois ma sœur, devant la TV, jouant à un jeu vidéo, un jeu qui consiste à faire tomber un nain ridicule dans les escaliers d'une cave...

Et puis ma sœur qui colorie la TV avec de la couleur... l'image n'est plus visible. Je sens (véritablement) que ma maman n’est pas contente... Quelles sont les réactions qu'elle pourrait avoir...

0.Une vraie colère, une punition

0.Une explication «Comment peux-tu encore jouer à ton jeu vidéo avec la tv dans cet état»

0.Une menace par la peur «Ce n'est pas moi qui me fâche, mais quand papa va arriver et qu'il va voir ça c'est lui qui va être en colère»

Dans le pire des cas, même si la Maman est en colère, même si elle est méchante, il y a une certitude : elle n'ira pas voir le voisin, voir le meilleur ami de la famille pour me « punir » ça ce n'est pas pensable...  Je venais de comprendre que l'argument avancé par mon abuseur «  ne tenait pas la route » pire qu'il avait construit un mensonge pour me piéger...

Et là d'une façon bien consciente je découvrais une donnée qui allait changer toute ma perception de la culpabilité. Et là j'entends tous les verrous se lever... les portes si solidement installées tomber les une après les autres.... Comme une véritable chute de dominos... Je vis physiquement cet effondrement... des dizaines d'années de culpabilité qui s'envolent...

Le silence que j'avais construit autour de la culpabilité, celle que je pensais avoir car j'étais le méchant enfant qui faisait du mal à ses parents et qui devait être « puni pour ça » ce silence n'avait plus lieu d'être.

Je pouvais mieux accepter, mon mal, mes errances car je savais maintenant que je n'étais pas coupable d'avoir fait du mal, mais que j'avais mal à cause d'un mensonge.

Pour ma reconstruction c'était essentiel...

Grâce à cette nouvelle vision, bien ancrée dans ma tête, je pouvais attaquer les démons les plus intimes et là aussi les résultats sont surprenants.  Je veux juste dire que maintenant je peux aimer et être aimé, je n’ai plus honte d'une partie de mon corps, je n’ai plus peur de l'idée que j'avais d'un sexe, et que je peux le considérer comme une expression de l'amour et plus comme une représentation du mal.

Il aura fallu 7 séances de thérapie chez Gérald Brassine, quand des centaines d'heures chez des psychiatres n'ont pas apporté ces résultats. C'est juste un constat, mais un constat parlant.

Merci Gerald Brassine.

 

Quelques explications pour comprendre la technique PTR:

Ces dernières années, Gérald Brassine s'est particulièrement occupé de la prévention et du traitement des abus sexuels, ce qui l'a amené à développer des outils spécifiques pour le traitement des traumatismes les plus sévères issus tant des abus sexuels que des tortures et autres faits de guerre ou de violence.

Les outils thérapeutiques qu'il utilise, regroupés sous le nom de PTR (psychothérapie du trauma et réintégration), sont respectueux des résistances du patient. Ils permettent de supprimer les douleurs émotionnelles et psychosomatiques et de rendre une confiance dans ses ressources propres par une relation de collaboration qui utilise la créativité et la reprise de contrôle sur lui-même par le patient.

Techniquement, le travail se fait, pour l'essentiel, par un échange verbal qui ramène le patient à un état modifié de conscience qui correspond à celui dans lequel le traumatisme a été contracté. Outre l'avantage d'être une thérapie douce, la PTR génère des résultats rapides.



 

Je suis là pour répondre à vos questions...Pour en savoir plus:

http://www.carnetdeliens-abussexuels.net/categorie-10416755.html

Santiano

 

 

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