Rémunération de l'auteur

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Samedi 3 mai 2008
INSTITUT MILTON ERICKSON DE BELGIQUE


avec Gérald Brassine


Formation aux thérapies brèves 10 samedis en 2008-2009





Joindre l’intrapsychique au systémique, est-ce possible, est-ce nécessaire ou simplement indispensable pour l’efficacité en thérapie ?



L’objectif de la formation est, pour une part l’acquisition de compétences pour faire travailler l’inconscient.



Vous apprendrez donc, au cours de ce module, à gérer les états modifiés de conscience et à vous servir d’outils utiles et spécifiques au traitement des traumas et autres troubles assimilés, ainsi qu’au traitement des maladies psychosomatiques.


Par ailleurs, par le biais du mode conversationnel vous apprendrez à maintenir un état modifié de conscience dans lequel le patient est invité à communiquer avec le thérapeute, à lui parler…. C’est de cette manière que le patient, comme le thérapeute sont en sécurité, à tout instant: le thérapeute connaît, reçoit des informations sur l’état de son patient ,de ses besoins et peut donc y répondre adéquatement au moment précis où ils se présentent ...


On vous enseignera également un certain nombre d’inductions et auto-inductions ainsi qu’un usage raisonné des métaphores et autres types de communications avec l’inconscient ainsi qu’à faire « parler » l’inconscient via les signalements idéomoteurs. Vous apprendrez donc à induire l’hypnose mais , plus important, vous apprendrez à maintenir cet état modifié de conscience et à l’utiliser à bon escient, en utilisant un peu plus son potentiel.


Un autre but de ce cours est d’apprendre à faire bon usage du paradoxe: de l’injonction paradoxale au défi paradoxal en passant par l’acceptation et le soutien du paradoxe du patient.


Enfin vous aurez l’occasion de vous former aux stratégies systémiques relationnelles: celles de Milton Erickson, de l’école de Palo Alto et de quelques autres (Jay Haley, Nicolas Cummings , etc...)


Formateur:


Gérald Brassine
7 rue de la grotte
1310 La Hulpe
Tél. 00 32 2 652 09 09
courriel: gerald . brassine@scarlet.be


La formation met l’accent sur l’acquisition concrète des techniques pragmatiques utilisées et enseignées par Gérald Brassine initiateur de L’Institut Milton Erickson de Belgique (1984).


A cet effet, des exercices entre les participants sont proposés ainsi que des démonstrations.


Les participants sont invités à proposer la présence effective de patients particulièrement lors des quatre premières journées. Les patients auront été choisis en fonction d’un diagnostique d’état de stress post-traumatique.


La Formation à Lieu au : 7, rue de la grotte à 1310 La Hulpe


Le prix est de 80 euros par séance, payable au 001-1104119-94


L’entretien préliminaire est gratuit.


Dates en 2008: le 27 septembre, le 25 Octobre, 21 novembre, 20 décembre 2008


Dates en 2009 : 6 dates à convenir. Pour les personnes qui le souhaitent une deuxième année essentiellement centrée sur la supervision de cas est prévue. Des ajustements et rappels sur des concepts théoriques et pratiques ont lieu à l’occasion des supervisions.


Comme lors des quatre premiers jours sur le ESPT, des démonstrations pratiques peuvent avoir lieu avec les participants qui le souhaitent et / ou des patients amenés par les participants ou le formateur.



Descriptif


Les approches utiles pour le traitement des traumas et des maladies psychosomatiques est l’axe le plus proche des concepts intrapsychiques trop facilement oubliés par les thérapeutes qui se centrent trop exclusivement sur les thérapies brèves stratégiques et en oublient le travail indispensable en cas d’imprégnation traumatique, entre autre. Des approches systémiques, interactionnelles et hypnotiques seront, bien entendu, enseignées lors de cette formation de 10 jours de septembre 2008 à juin 2009, principalement durant la deuxième partie du cycle de formation.


Les concepts et outils pour le retraitement de ce qui à été imprimé tant dans l’enfance, que dans l’âge adulte, que se soit au cours d’interactions violentes répétées dans le couple, au travail… ou lors d’un choc, d’un incident traumatique se verront abordés en premier dans la formation.


Puisque les traumas et autres empreintes traumatiques nécessitent absolument l’usage d’un état modifié de conscience pour en venir à bout, les approches tant verbales que stratégiques n’agissent pas au bon niveau, celles-ci seront abordées dans un deuxième temps .


Cette première partie est l’occasion d’apprendre immédiatement l’usage de l’hypnose conversationnelle, des techniques d’inductions non verbales et de s’imprégner du concept Ericksonien, central dans la pratique:



L’Utilisation de La Résistance !


Des démonstrations concrètes, invivo, sont pratiquées avec des patients ou les participants qui le souhaitent.


La deuxième partie de la formation se centre sur les techniques hypnotiques essentielles, comme l’hypnose conversationnelle, les inductions, l’usage du “finger signaling”appliqué, à la psychothérapie, aussi bien qu’à l’accouchement, l’anesthésie, la préparation aux chirurgies, à l’avortement, etc.


L’usage “raisonné” de métaphores , pour sortir de l’angélisme, péché de jeunesse du mouvement Ericksonien. Les stratégies de M. Erickson, du Mental Research Institute de Palo Alto, Nicolas Cummings, de Shazer, Nardone, etc L’usage des Contre-Paradoxes thérapeutiques à la Frank Farrelly ou l’usage léger et bienveillant des paradoxes du patient lui-même


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A propos des quatre premiers jours de cours:


Concepts et Théories pour le traitement des traumas.




1) Nécessité d'un état modifié de conscience pour le traitement rapide des traumas.


Pour qu’une thérapie brève et efficace du Stress post traumatique -E.S.P.T.- puisse exister, elle doit tenir compte du fait qu’un tel syndrome, aux conséquences dévastatrices et quasi permanentes, se contracte dans un état modifié de conscience (dû à l’intensité de l'émotion du moment) et ne peut être éradiqué qu’avec l’usage d’un état modifié de conscience ultérieur. (Dr David B. Cheek)


L’état de stress post-traumatique E.S.P.T. est causé par un choc émotionnel qui crée des dommages psychologiques et somatiques importants et diversifiés. L’E.S.P.T. se contracte en un instant mais ses effets dévastateurs s’installent pour toujours.


En raison du fait qu’une personne sous l’emprise d’une peur intense entre dans un état modifié de conscience, les “informations” visuelles, émotionnelles, physiques et cognitives seront “gravées”, comme encapsulées, à un niveau inconscient et ce, le plus souvent, pour des dizaines d’années. Si les informations, telles que les souvenirs de l’incident traumatique, sont souvent amnésiées, en partie ou en totalité, les effets dévastateurs eux sont bel et bien présents et très actifs pour créer une vie épouvantable à la victime.


L’état modifié de conscience (instauré par la peur) qui a accompagné la formation initiale du trauma, inscrit celui-ci dans une zone inconsciente scellée par de multiples stratégies découlant de l’état modifié de conscience. Il est donc indispensable, pour qu’il y ait un traitement effectif et rapide de l’ E.S.P.T. de faire, à nouveau usage d’un état modifié de conscience pour atteindre et désensibiliser le matériel traumatique engrangé à ce niveau inconscient.



e constat explique tant la rapidité que l’efficacité des courants conceptuels ou écoles qui se servent des états modifiés de conscience. Qu'ils soient nommés, "concentration", "relaxation", "hypnose" ou tout autre vocable d’ailleurs.


2) Victimisation secondaire: parler fait plus de mal que de bien


Aux Etats-Unis, dans la plus part des HMO Health Maintenance organisations, il est généralement vivement déconseillé, si pas interdit, de travailler avec des approches basées sur la parole et l’expression du vécu du trauma, ceci étant reconnu comme pouvant être gravement destructeur pour la victime. Cette maladresse grave se nomme victimisation secondaire, elle a pour effet d'exacerber la symptomatologie.


Les techniques que nous utilisons et enseignons permettent de désensibiliser les souvenirs liés à l’incident traumatique et de les révéler avec une netteté et une précision saisissantes. Ce retour plus complet du souvenir est la preuve même de la désensibilisation du trauma. Les personnes , une fois la désensibilisation effectuée, peuvent se souvenir sans plus souffrir, alors que jusque là lorsque l’on évoquait ce souvenir il se produisait une revivification douloureuse.


(Ce phénomène, de très grande mémorisation, s’expliquerait par la production massive d’hormones, au moment de l’incident traumatique, adrénaline ( hormone de stress), noradrénaline ( hormone anti-stress), cette dernière favorisant aussi la mémorisation).


3) Symptomatologie des E.S.P.T.


Les victimes d’E.S.P.T. vont endurer pendant des années, certains ou l’ensemble des symptômes suivants: perte radicale de l’estime de soi avec pour corollaire le sentiment d’être responsable de l’incident traumatique dont elles sont les victimes, ainsi que: désespoir, dépression, phobies, peurs, anxiétés, angoisses, troubles du sommeil, cauchemars récurrents, flash-backs, dissociations et états modifiés de conscience fréquents au point que dans les cas les plus sévères, certains patients se sont vu diagnostiqués erronément comme psychotiques. Dans le jargon, ces victimes sont dites: identifiées à la victime.


On observe aussi des changements persistants de l’humeur qui transforment une personne connue, avant l’incident traumatique, comme calme et peu agressive, en une personne excessive et violente. On parle alors de victime identifiée à l’agresseur. Dans l’après conflit, le traitement des belligérants est à ce propos indispensable, quand on pense notamment aux enfants soldats et à leur réintégration dans une vie sociale normale. Ne pas les traiter rapidement équivaut à laisser errer des enfants dont le taux de violence potentiel est très élevé et cette violence peut être réactivée très facilement. Heureusement tous les enfants soldats et victimes de traumas n’auront pas obligatoirement ce type de réactions.


Le volet le plus important de cette symptomatologie est sans doute celui de la psychosomatique: celui-ci est vaste et diversifié et présente de nombreux types de pathologies aux conséquences souvent graves. Les chirurgiens connaissent bien ce genre de maladies qui malgré leurs interventions parfaitement réussies, posent beaucoup de problèmes post opératoires : non cicatrisation, inflammations, déplacement de la maladie vers une autre partie du corps ou encore transformation de la maladie en une autre (souvent plus virulente).


Il faut encore souligner l’incidence du syndrome post-traumatique dans l’étiologie des assuétudes tels que alcool, drogues, problèmes alimentaires et autres comportements auto-destructeurs tels que l’auto-mutilation, promiscuité sexuelle et suicide.


Sans un traitement spécifique, les informations “gravées” mentalement, qu’elles soient partiellement inconscientes ou non, seront facilement réactivées par un son, une odeur, un toucher, une sensation, une vision, une pensée et exacerberont dans la foulée les symptômes habituellement expérimentés par le patient . C'est le principe même de ce qu’on appelle victimisation secondaire.


Ceci arrive par exemple lorsque une victime est invitée à parler, à se remémorer un incident, par un professionnel de la santé mentale non-expérimenté, par un fonctionnaire de la police des étrangers qui souhaite, légitimement obtenir des informations sur les exactions subies qui justifient une demande du statut de réfugié, etc... , sans qu’il soit porté remède immédiatement.


L’usage des approches proposées dans la formation, permet, je le rappelle de désensibiliser la victime de traumas graves et lui permettre le souvenir. Il est à noter que cela peut être fait en un temps qui ne dépasse que rarement trois à quatre séances; dans les cas d'un trauma unique (une seule exposition) il n'y aura besoin bien souvent que d' une ou deux séances).


4) Concepts et théories


DES PLAQUES SENSIBLES (JUXTAPOSÉES) DE LA MÉMOIRE


On peut constater que les souvenirs, amnésiés ou non, sont inscrits sur plusieurs registres ou “plaques sensibles”


a) La première de ces plaques sensibles est constituée d’images inscrites profondément. Elles réapparaissent sous forme de flash backs, dans les rêves-cauchemars. Plus souvent encore, la victime vit avec ces images qui la torturent, presque sans cesse et avec lesquelles elle se bat, prisonnière du paradoxe qui consiste à essayer de ne pas y penser, de ne pas les voir.


b) Les émotions comme gravées, elles aussi, dans l’esprit autant que dans le corps, en connexion avec l’image, le souvenir lui même. Ici, jouent pleinement les phénomènes “hypnotiques” de dissociation, d’amnésie, etc. On trouvera aussi p.e. un sentiment de peur, une phobie sans connexion avec le souvenir effrayant dont il est la cause, sans rapport apparent avec le trauma.


c) Les plaques sensibles enregistrent aussi des sensations corporelles: de coups, d’agressions sexuelles, etc. dissociées du souvenir ou non. Tous ces souvenirs de sensations se traduisent bien souvent par des maladies psychosomatiques, comme en réponse à un trauma intolérable, le corps l'a cristallisé, pétrifié en son sein même. Avec la PTR , ces maladies peuvent fondre comme neige au soleil et, étonnement, la levée d'amnésie se fait souvent sans heurt, sans douleur, comme si le corps avait déjà fait en partie le travail thérapeutique au travers de cette "pétrification" qu’offre la somatisation.


d) Les sous-modalités des sons, des odeurs, des goûts seront à utiliser elles aussi, d’autant qu’elles offrent d’autres voies d’accès au traitement et à la guérison. Ces sous-modalités permettent un jeu créatif -en accord avec l’inconscient et le conscient du patient- dans lequel le plaisir de travailler du thérapeute prendra toute sa mesure. On peut par exemple remplacer une odeur immonde liée à un souvenir intolérable par l'odeur ou le goût délicieux d'un fruit. Il en va de même pour les sons; les cris de tortures transformés, remplacés par des voix douces ou comiques ou mélodieuses...


e) Le registre intellectuel ou cognitif: “ je suis responsable", "coupable", "un pervers" (d’avoir été la victime d’un viol), "un traître" (parce qu’ils sont morts et pas moi) etc. est sans doute le registre le plus important, présent dans tous les cas de ESPT et de névrose traumatique, il est l’élément à changer. Il est le moyen de vérifier si le traitement du trauma a été effectué.


5) Techniques et méthodologie.


Dans les cas où il y a ESPT, le travail thérapeutique consistera à transformer, recouvrir les traces mnésiques imprimées sur les plaques sensibles. Une interaction créative et ludique, entre le patient et le thérapeute sera la modalité "expérientielle" nécessaire, elle sera vécue dans un état modifié de conscience, fluctuant quant à sa "profondeur" mais quasi permanent .


La "PTR" ( la Psychothérapie du Trauma et Réintégration) va utiliser les concepts éricksoniens d’utilisation de la résistance et du respect des défenses du patient. La PTR développe particulièrement des techniques dérivées de la gestion des états modifiés de conscience, ou états d'hypnose spontanés. Elle utilise, amplifie, jusqu’à plus soif, les protections mises en place à l’origine -au moment de l’agression-par l’inconscient du sujet. Elle les multipliera encore par l’utilisation des protections utilisées par d’autres inconscients, d’autres sujets, d’autre patients. Seront donc utilisés: l’amnésie, les dissociation, l’anesthésie, la dépersonnalisation, la conversion psychosomatique...


Quant à l’état modifié de conscience, il est maintenu par des distractions, tels que touchers, tapotements (semblables à ceux utilisés en Emdr, Descopem, etc.) ou par la simple invitation verbale à se centrer sur les ressentis corporels et sera accompagné d’une gestion conversationnelle active (comme définie par Dr. Kay Thompson)


La formation permet d’intégrer facilement ce mode conversationnel actif et extrêmement ludique. Mode conversationnel qui permet de rester très "sécuritairement" proche des besoins du patient et de lui offrir, à tout instant, l’une ou l’autre des nombreuses possibilités de protection dans le travail qui accompagne le retour du refoulé. Le mode conversationnel assuré par le désensibilisateur, permet à la victime de ne pas retomber dans le souvenir “comme si elle y était”. Le désensibilisateur va aider la victime en lui proposant de changer progressivement certains aspects du souvenir.


Cet accompagnement ludique, protecteur et rassurant permet d’aller au plus profond des névroses traumatiques, des ESPT, ainsi qu’il permet le traitement des maladies psychosomatiques.


Avec cette manière d'aborder le travail thérapeutique, on peut résoudre les cas les plus douloureux nécessitant tout particulièrement attention, protection, et délicatesse. On peut penser ici au travail avec des enfants torturés (dans quelque contexte que se soit), avec des adultes ayant survécu à des emprisonnements et tortures répétées...


Ce n'est qu'avec des protections comme celles évoquées ci-dessus que ce type de patient peut être aidé. De plus ce travail, avec les cas les plus lourds, nous apprend que le traitement du trauma en général est d'autant plus rapide et aisé que le patient souffre moins, s'amuse, collabore à la transformation, au décalage parfois même comique de ses souvenirs. Ces derniers ne sont après tout que des images, émotions, sensations... mémorisées. Et le patient découvre que ses souvenirs sont malléables.


Il est à noter que les enfants se soignent plus rapidement que les adultes, sans doute parce qu’il est fait usage de leur créativité enfantine.


Cette manière de travailler avec ces “super traumatisés”, apporte un confort, une “légèreté”, tant pour le client que pour le thérapeute et ceci n’est pas à négliger quand on connaît les effets dévastateurs du trauma contracté par les professionnels à l’écoute du trauma de leurs patients (trauma vicariant)


EN RESUME, la PTR est un combiné dynamique de concepts ericksoniens d’hypnose conversationnelle et profonde, d’imagerie mentale. Elle utilise des inductions par le toucher ou la vue (ancestral usage de l’induction faite en suivant un objet mobile devant les yeux) comme utilisés dans le Emdr et dans le Descopem, techniques d'inductions, elles mêmes reprises des écoles classiques d'hypnose, ainsi que de la focalisation sur le ressenti corporel comme dans l’approche de la Somatic Experiencing de P. Levine.


La PTR utilise les phénomènes naturels d’auto-induction d’états modifiés de conscience communs et plus facilement élicités chez les victimes de traumas que chez les personnes qui n’en souffrent pas.


Pour terminer, le PTR utilise dans un souci d’efficacité et de protection du patient, les défenses (protections) spontanément créées par l’inconscient lors de l'agression. L’utilisation des moyens de défenses qui sont apparus spontanément lors de l’agression s’avère une approche de la plus haute utilité.


La PTR est une psychothérapie de la parole où les échanges, facilités par un état modifié de conscience léger, sont essentiels.
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