Thérapie PTR témoignages

Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 20:55
Je m'appelle Laurence, j'ai 32 ans et j'ai été abusée sexuellement par mon père pendant mon enfance. Très longtemps, ma mémoire a gardé pour elle les souvenirs d'abus, mais petit à petit, les souvenirs sont remontés à la surface, des images lancinantes qui me plongeaient dans de profondes angoisses et dans une grande tristesse. Mes relations sexuelles avec les hommes n'avait jamais été agréables, la simple vue du sexe d'un homme suffisait à me replonger 10 ou 15 ans auparavant et me bloquait complètement. Il m'a fallu 10 ans pour me décider à suivre une thérapie. Lorsque j'ai commencé celle-ci, j'étais en dépression profonde. Très rapidement, j'ai osé briser le sceau du secret et j'ai confronté mon père. Il n'a pas nié, il a juste eu l'audace de me tenir pour responsable des faits. Cela m'a mise hors de moi. La culpabilité m'envahissait déjà tellement, je ne pouvais en plus me voir confronter à mon abuseur et l'entendre dire qu'il n'était qu'une victime…. Victime d'une enfant de 6 ans et pendant 5 ans. Il m'a malgré tout demandé de n'en parler à personne… s'agissant là de notre histoire à nous deux et qu'elle ne regardait personne d'autres que nous.  Deux semaines plus tard, je lui annonçait que j'avais l'intention d'en parler à ma mère, que j'avais besoin de lui dire, que la petite fille en moi voulait  reprendre son rôle de petite fille et qu'elle avait besoin d'une maman. Mon père m'a devancé et a offert à ma mère une vision toute personnelle des événements, se présentant comme un pauvre homme honteusement abusé sexuellement par son enfant de six ans. Ma mère a été remarquable. Elle a non seulement cru que j'avais été abusée, alors que j'étais persuadée qu'elle ne me croirait jamais, mais n'a pas une seule seconde cru en la version de mon père.  J'ai pu ensuite continuer mon travail personnel pour grandir et devenir une jeune femme confiante et souriante. Au fur et à mesure de mon travail, je me rendais bien compte que je n'avais pas encore mis de point final sur mon inceste, les images étaient toujours présentes, les crises d'angoisse, les douleurs physiques, les tensions nerveuses, ma peur panique des hommes… j'avançais mais une partie de moi restait sur place.  J'avais encore tant de questions qui restaient sans réponses… Comment mon père m'avait-il manipulée ? Pourquoi me sentais-je toujours coupable de cette histoire alors que j'étais qu'une victime ?  Comment vivre sans continuellement être parasitée par ces images et leur résonance en moi ? Pourquoi avais-je le sentiment que mon histoire m'échappait que je ne parvenais pas à la saisir ? Je souffrais aussi  de mes angoisses et mes insomnies. C'est alors que ma psychothérapeute m'a  conseillé des séances d'PDTR (psychothérapie de trauma et de réintégration). D'après ce que j'avais compris, il s'agit de mettre le patient dans un état plus ou moins hypnotique (mais sans hypnose) et de revisiter son histoire pour y recadrer des événements traumatisants. Il s'agit de thérapie brève traitant un traumatisme en particulier. C'est avec une réelle appréhension que j'ai suivi les conseils de ma psychothérapeute et ai pris contact avec M. Brassine.
J'étais persuadée que tout allait être réglé en un coup de baguette magique, sans me douter que les mécanismes de l'esprit demandent un peu plus qu'une baguette magique. Je suis sortie de ma première séance très perturbée, j'avais toujours cru avoir pris du recul par rapport aux événements de mon enfance et je me suis rendue compte que ce n'était pas le cas. Je n'avais fait que les cloisonner, les ranger proprement chacun à leur place, là où ils me dérangeraient le moins. Je ne le savais pas encore, mais le voyage que j'ai commencé au grand canyon ce jour-là allait durer quatre séances et allait s'achever par ma renaissance. A l'issue de cette première séance, j'ai, pour la première fois de ma vie, compris que si je ne parlais pas des abus à l'époque c'est tout simplement parce que je vais dans un climat de terreur. Mes parents se déchiraient quotidiennement, tentaient de se tuer ou de se suicider. Je n'étais qu'une enfant qui ne voulait surtout pas faire de bruit de vagues de peur que la situation ne se détériore encore plus et que sa propre vie ne soit mise en danger. Je ne pouvais rien faire et par dessous tout, je n'étais coupable de rien. J'ai aussi pris conscience de la mémoire de mon corps, des tensions qui apparaissaient au fur et à mesure de mon exploration dans mes souvenirs. Je suis sortie de la séance dans un état second dont je ne suis sortie que quelques heures plus tard.
J'étais beaucoup plus curieuse et plus avide d'avancer et de creuser lors de ma deuxième séance. J'étais dans une sorte d'anxiété positive. Je n'avais pas repensé à ma séance précédente mais mon corps avait déjà commencé à guérir, les raideurs avait disparus, les angoisses s'étaient espacées. J'ai soif de comprendre mon histoire de sortir les événements de leur petites boites, de les lier les uns aux autres et de comprendre. Cette deuxième séance a été cruciale dans ma guérison. J'ai compris le chantage affectif que mon père pratiquait sur moi (et continuait encore), j'ai compris aussi que je ne peux rien faire si mon père est malheureux, si il boit, si il se suicide comme il menace de le faire. J'ai compris que je ne lui appartenais pas, j'ai compris que l'amour de mon père est un amour malsain,  un amour malade de son histoire à lui, j'ai compris que j'avais le droit à l'erreur et que je pouvais fléchir. J'accepte maintenant mon histoire, je peux la voir et paradoxalement, les images ne me font plus peur, ne me hantent pas. J'ai guéri cette partie en moi qui souffrait.
Je n'ai plus eu une seule grosse angoisse à partir de cette deuxième séance, juste encore des difficultés à m'endormir et parfois, fugacement une oppression qui disparaît aussi vite qu'elle apparaît. Toutes les tensions dans ma nuque et mon dos ont disparu. J'aborde donc ma troisième séance très sereine, je suis prête à faire le plus important. Je suis prête à rendre la violence à la violence. Je retourne mentalement toute la colère que j'ai pu éprouver contre ces événements qui m'ont traumatisée. Je les détruit symboliquement, je leur enlève leur charge de souffrance.  Je sors de ma troisième séance, sereine… purifiée. Je sais que je viens de faire un pas de géant. J'ai enfin arrêté de subir mon histoire.
La quatrième et dernière séance n'est qu'une confirmation de la troisième. J'ai achevé mon travail, j'ai pris aussi conscience de craintes que j'avais. Comment ne pas être certaine que l'homme que je vais aimer ne sera pas lui aussi un bourreau comme mon père ? Mais la crainte n'évite pas le danger… Et pour éviter que mon histoire ne se reproduise avec mon futur enfant, je conseille le livre de M. Brassine «  abus sexuels ; faut-il parler de ça aux enfants ? ». Ce dernier m'a apporté un éclairage neuf sur la pédophilie et la manière d'aborder le sujet avec les enfants.
Voilà, je vous ai livré ici mon expérience… Je voudrais simplement remercier M. Brassine de m'avoir accompagnée dans mon « voyage ». Je n'osai pas croire que j'allais guérir et pourtant …. 4 séances ont suffi à m'ôter toute culpabilité, à m'autoriser à être aimée, à dédiaboliser le sexe… 4 séances pour être en paix avec moi-même.
Merci.
 

 

Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 23:09

Petit résumé :

Je suis à la 7ème séance de thérapie chez Gérald Brassine.

Après 4 séances les résultats étaient là...Imaginez un peu :

0.Depuis je dors comme un « bébé » au moins 7 H et parfois plus ... sans interruption.

Je ne sens plus l'odeur de mon prédateur...elle remplacée par une autre odeur bien plus agréable.

L'image de mon prédateur est réduite à une image ridicule.

La salle de bain ne me « crispe » plus comme avant...

Et la thérapie continue à travailler par la suite... sans le thérapeute, dans ma tête...

Elle consolide tout, le fait d'avoir arrêté de boire, le fait de prendre un peu plus d'autonomie et finalement se rendre compte que la reconstruction est bien réelle. J'aurais pu m'arrêter là tellement les résultats acquis restaient bien acquis. Mais je voulais encore faire sauter d'autres verrous pour prendre ma revanche sur le sombre que la honte avait déposé en moi... Je prends donc rendez-vous pour 3 nouvelles séances, séances que j'appellerai «  séances du grand bouleversement »

 

La Hulpe, octobre 2008....

Je pousse la porte de Gérald Brassine, avec un pincement au cœur, une petite peur... Comment mon avancée sera-t-elle considérée par mon thérapeute, sera-t-elle suffisante pour avancer et pour faire sauter le sentiment de culpabilité, abandonner le silence qui en découle ? J'use d'un truc à moi, celui de se dire que c'est la première fois que je rencontre Gérald Brassine. Je replante le décor de ma vie, je ne me pose pas comme une victime en consultation, mais plutôt comme un visiteur, j'envahis le terrain par une causerie de tout et de rien en attendant le déclic qui me permettra d'aborder le point que je voudrais aborder. Une heure de mots... et puis avec la confiance qui s'installe (une heure quand même) je retrouve ma place dans le canapé, je retrouve cette atmosphère qui ouvre les portes...  C'est «  Bientôt la fin de la séance » me dit Gérald Brassine comme pour bien me faire comprendre qu'il avait compris ma mise en scène.

Il me reste deux séances programmées... à ne pas gaspiller...

 

On aborde « la culpabilité ».... Mais avant d'expliquer comment ce sujet a été « travaillé » je vous livre les résultats...

0.Je suis sorti de thérapie heureux, tellement heureux que j'en étais léger.

0.Je sais que je suis coupable de «rien»

0.Je sais que la reconstruction est solide

0.Je sais que je ne dois plus avoir peur de tout ce qui tourne autour du «sexe»

0.Je sais que j'ai terriblement souffert mais que ce n'est pas le résultat d'une «punition» mais d'un horrible mensonge.

0.Je sais que je peux aimer «sans crainte» et que j'ai droit d’être aimer...

 

Comment ces résultats sont arrivés...On part de la première fois, là dans la cave, là où il m'a fait mal la première fois. Je me souviens de la descente dans la cave. J'étais là dans le fond de la pièce et je le vois descendre progressivement...

 

Je vois ses pieds, j'entends ses pas, je vois ses pieds de plus en plus et puis progressivement son corps, et sa tête quand il la baisse pour entrer dans la pièce... J'ai une fixation sur ses pieds..

Je suis là et j'ai peur de lui et il s'approche... j'entends sa première phrase celle qu'il va utiliser si souvent pour me plonger dans la souffrance et dans le silence. «  Je dois te punir car tu as fait du mal à tes parents » j'ai 5 ans et il me le dira souvent, si souvent pendant 10 ans...

Je vais devoir accepter ses punitions répétées pour n'avoir pas été gentil avec mes parents....

Gérald Brassine, tente bien de modifier l'environnement de cette pièce, de modifier le personnage, la voix et même les mots... mais le verrou résiste... La souffrance gagne le terrain et rentre en moi, il faut sortir de là pour retrouver un peu de sérénité.

 

Nouvelle approche, on imagine une maman, avec un enfant... (L'enfant c'est moi). Je n'ai jamais eu d'amour de ma mère. Je n'imagine même pas ce que cela peut être... Et Gérald Brassine, me dépose dans les bras de cette maman... Je ressens sa main dans mes cheveux, ses mains qui me tiennent, sa chaleur... Je suis envahi par les émotions... je découvre « réellement » les sensations d'un enfant de 5 ans plus de 40 plus tard. Moi qui pensais que c'était trop tard....

 

Je vois ma sœur, devant la TV, jouant à un jeu vidéo, un jeu qui consiste à faire tomber un nain ridicule dans les escaliers d'une cave...

Et puis ma sœur qui colorie la TV avec de la couleur... l'image n'est plus visible. Je sens (véritablement) que ma maman n’est pas contente... Quelles sont les réactions qu'elle pourrait avoir...

0.Une vraie colère, une punition

0.Une explication «Comment peux-tu encore jouer à ton jeu vidéo avec la tv dans cet état»

0.Une menace par la peur «Ce n'est pas moi qui me fâche, mais quand papa va arriver et qu'il va voir ça c'est lui qui va être en colère»

Dans le pire des cas, même si la Maman est en colère, même si elle est méchante, il y a une certitude : elle n'ira pas voir le voisin, voir le meilleur ami de la famille pour me « punir » ça ce n'est pas pensable...  Je venais de comprendre que l'argument avancé par mon abuseur «  ne tenait pas la route » pire qu'il avait construit un mensonge pour me piéger...

Et là d'une façon bien consciente je découvrais une donnée qui allait changer toute ma perception de la culpabilité. Et là j'entends tous les verrous se lever... les portes si solidement installées tomber les une après les autres.... Comme une véritable chute de dominos... Je vis physiquement cet effondrement... des dizaines d'années de culpabilité qui s'envolent...

Le silence que j'avais construit autour de la culpabilité, celle que je pensais avoir car j'étais le méchant enfant qui faisait du mal à ses parents et qui devait être « puni pour ça » ce silence n'avait plus lieu d'être.

Je pouvais mieux accepter, mon mal, mes errances car je savais maintenant que je n'étais pas coupable d'avoir fait du mal, mais que j'avais mal à cause d'un mensonge.

Pour ma reconstruction c'était essentiel...

Grâce à cette nouvelle vision, bien ancrée dans ma tête, je pouvais attaquer les démons les plus intimes et là aussi les résultats sont surprenants.  Je veux juste dire que maintenant je peux aimer et être aimé, je n’ai plus honte d'une partie de mon corps, je n’ai plus peur de l'idée que j'avais d'un sexe, et que je peux le considérer comme une expression de l'amour et plus comme une représentation du mal.

Il aura fallu 7 séances de thérapie chez Gérald Brassine, quand des centaines d'heures chez des psychiatres n'ont pas apporté ces résultats. C'est juste un constat, mais un constat parlant.

Merci Gerald Brassine.

 

Quelques explications pour comprendre la technique PTR:

Ces dernières années, Gérald Brassine s'est particulièrement occupé de la prévention et du traitement des abus sexuels, ce qui l'a amené à développer des outils spécifiques pour le traitement des traumatismes les plus sévères issus tant des abus sexuels que des tortures et autres faits de guerre ou de violence.

Les outils thérapeutiques qu'il utilise, regroupés sous le nom de PTR (psychothérapie du trauma et réintégration), sont respectueux des résistances du patient. Ils permettent de supprimer les douleurs émotionnelles et psychosomatiques et de rendre une confiance dans ses ressources propres par une relation de collaboration qui utilise la créativité et la reprise de contrôle sur lui-même par le patient.

Techniquement, le travail se fait, pour l'essentiel, par un échange verbal qui ramène le patient à un état modifié de conscience qui correspond à celui dans lequel le traumatisme a été contracté. Outre l'avantage d'être une thérapie douce, la PTR génère des résultats rapides.



 

Je suis là pour répondre à vos questions...Pour en savoir plus:

http://www.carnetdeliens-abussexuels.net/categorie-10416755.html

Santiano

 

 

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